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samedi 3 février 2018

Tag "Do you speak manga" (Bonne année !)



Comme je suis écolo, recyclons un extrait de mon article publié début 2017 : 

"Bref, tout ça pour dire que ce blog est inactif depuis presque un an (bilan), que c'est le moment pour le reprendre (bonne résolution)" (Tsuki, 2017).

L'année 2018 est là (meilleurs vœux, au passage) et je ne peux m'empêcher de rire quand je me relis.

Plus le temps passe et plus je me rends compte des difficultés que j'ai à rédiger une chronique sur mes lectures. Je lis beaucoup moins qu'aux débuts de ce blog (et je lisais bien d'avantage avant même de commencer à chroniquer !). À cela s'ajoutent le boulot et les autres activités (associatives, pour certaines) qui me prennent du temps.

Mais je ne me voile pas la face. Le vrai problème est que ces derniers temps (comprendre "ces dernières années"), la lecture est passée en arrière-plan. J'ai lu énormément depuis mon entrée au collège (j'ai 28 ans au moment où je rédige ces mots) et je pense que je suis passée par une période de saturation. J'ai eu aussi, et surtout, une impression de ne plus être transportée d'émotions comme je l'étais avant. J'ai rarement eu des coups de cœurs comme lorsque j'étais plus jeune, un manque de nouveauté soufflait sur mon univers littéraire...

"Nan mais elle va arrêter de nous bassiner avec ses expressions à la con ?!
- On se calme, dans le fond, j'ai presque fini."

J'ai évacué ce sentiment de frustration à travers d'autres activités : le go, le dessin, etc. Et la lecture a peu à peu retrouvé une place dans ma vie.

Cependant, je ne promets pas de reprendre ce blog de manière assidue. Ça ferait une résolution ratée de plus ! Je vais juste faire de mon mieux, au feeling, parce que c'est ce qui me réussit le mieux actuellement.
J'en profite pour souligner un fait important : j'ai récemment nettoyé ce blog en supprimant les chroniques qui me faisaient un peu honte (style d'écriture, critique, etc). Donc aujourd'hui, ça fait 50% d'articles sur des livres (fictions et non-fictions confondus) et 50% de BDs (c'est important pour la suite).

BREF !

Passons au sujet de cet article, le tag Do you speak manga (aucune surprise si vous avez lu le titre...).

J'ai été taggée par une certaine hobbite que vous connaissez peut-être déjà, Minidou entre les pages. J'ai tenu un blog avec elle il y a quelques années où je pondais une chronique tous les deux mois (vous allez me dire, c'est déjà plus que ce que je fais ici !).

Je vais donc répondre à une série de questions autour de mes lectures manga, en bon "sensei du manga" que je suis (je n'en ai pas encore parlé ici mais je lis des mangas depuis le lycée à peu près et j'ai fait découvrir ce média à Minidou).
La raison de l'absence de critiques sur ces lectures (pour le moment, *clin d'œil,clin d'œil*), c'est la longueur du média : difficile de donner son opinion sur une série de 20 tomes, sans trop spoiler, surtout quand la série est en cours de publication ! Et contrairement aux BDs "classiques", un tome n'est pas indépendant, il est difficile d'en parler sans inclure le reste de la série.

BREF !
(oui oui, t'inquiète, on va y arriver)

Pour commencer, pourrais-tu citer :

– de belles découvertes parmi tes lectures de 2017

Comme Minidou, il y a eu la série Erased de Kei Sanbe, que j'ai découvert d'abord à travers l'anime. Dès les premières minutes, j'ai été happée par l'intrigue (qui ne paye pas de mine au début mais qui se complexifie au fur et à mesure) et l'ambiance général de l'histoire. J'ai lu le début du tome 1, pour me faire une idée et savoir si j'allais le mettre sur ma liste de mangas à lire (et la réponse et oui, évidemment !).

- une déception parmi tes lectures de 2017
Pas de déception particulière, surtout que je n'ai pas commencé beaucoup de nouvelles séries cette année.

- un auteur découvert en 2017 que tu comptes surveiller à l’avenir


Kenji TSURUTA, découvert grâce à un extrait de Souvenirs d'Emanon, sorti il y a peu (fin janvier 2018 si mes souvenirs sons bons ; faut que je me l'achète d'ailleurs !). J'ai vite accroché à son style qui me rappelle un peu celui de Kei Tome (j'ai d'abord cru qu'elle en était la dessinatrice d'ailleurs !).

Pour en venir à tes goûts en matière de manga, pourrais-tu citer :

– une série « doudou »


Fullmetal Alchemist de Hiromu Arakawa, parce que c'est mon tout premier manga (et c'est lui que Minidou a commencé également).


Les enfants loups, Ame et Yuki dessiné par Yu, qui est une adaptation du film d'animation éponyme. J'aime beaucoup la bienveillance qui s'en dégage, surtout dans la relation entre la mère et ses enfants.

Orange de Ichigo Takano m'a énormément touchée lors de ma première lecture alors que j'étais en pleine remise en question. Naho, une jeune fille peu sûre d'elle, m'a beaucoup plu par sa simplicité et sincérité. Le manga traite d'un sujet sérieux, le suicide, mais tourne surtout autour des difficultés à faire son deuil et du sentiment de culpabilité de l'entourage. Au début, certains aspects me dérangeaient mais je me demande si je n'ai pas compris le message de travers. Peut-être une chronique sur le sujet un jour ? Il y avait 5 tomes au départ, un sixième est sorti et il semblerait qu'au moins un septième soit prévu... À suivre...



- un personnage que tu affectionnes particulièrement


Dans les séries citées plus haut, beaucoup de personnages m'ont touchée de plusieurs façons mais je crois que celui qui m'a le plus marquée pour le moment est Nika de Switch Girl, une jeune fille tiraillée entre sa réputation de fille populaire et son côté naturel qu'elle souhaite garder à tout prix secret. Après tout, qui aimerait une fille qui aime se balader en jogging, manger des trucs qui puent et qui portent des culottes délavées ? 

 Hollow Moon: Otomen - Um doce de garoto (não pense ...

/!\ Note : j'aime beaucoup aussi son équivalent masculin : Asuka Masamune dans Otomen d'Aya Kanno. Cette fois, c'est un jeune garçon qui aime la couture, la cuisine et tous les trucs kawaii mais qui doit endosser le rôle du mec viril et cool.


- un auteur dont tu admires le travail
J'avoue ne pas avoir d'auteurs de prédilection, c'est un peu comme la musique : je suis souvent fan d'une chanson d'un chanteur mais pas du reste de son travail.
Cependant, ça fait quelques années que je souhaite me pencher un peu plus sur le travail des CLAMP (j'ai déjà un peu lu Tsubasa Reservoir Chronicle et XxxHollic mais juste le début) car elles ont un univers tellement complexe que ça m'intrigue aussi bien par les scénarii que par l'ambiance.

– une série dont tu attends chaque sortie avec impatience


The Ancient Magus Bride de Kore Yamazaki. L'univers est ce qui me touche le plus, le bestiaire féérique me laisse entre l'émerveillement et le malaise, malgré un trait plutôt simple (je trouve). C'est surtout au niveaux des ambiances et jeux d'ombre que le plus gros du travail est fait.

– une série qui traîne dans ta PAL ("Pile à Lire" pour les néophytes) depuis trop longtemps
Le plus souvent, quand j'achète une série, je l'ai déjà lue (au moins en partie et je n'attends pas longtemps avant de la finir). 

– une série qui traîne dans ta wishlist depuis trop longtemps
Je pense aux séries de CLAMP surtout, citées plus haut, parce qu'elles sont assez longues et je préfère tout lire d'une traite. Je recherche une personne pouvant me les prêter entièrement pour une période indéterminée ;)

– un genre que tu n’avais pas l’habitude de lire mais qui t’a agréablement surpris(e).
Je cite Minidou pour sa remarque plus que judicieuse : "J'imagine que cela tient au fait que le classement des mangas ne se fait pas tant en termes de "genre littéraire" qu'en termes de "public cible", donc sous chaque classification, on peut trouver un peu de tout".
Mais dans l'ensemble, je n'affectionnais pas le shojo avant et j'ai quelques séries à mon actif aujourd'hui (Orange, Switch Girl, Otomen, Paradise Kiss, etc).

– un genre auquel tu ne parviens pas à accrocher, malgré plusieurs tentatives
Le hentai et le ecchi.

– un spin-off (sequel, prequel…) qui vaut le coup d’être lu
Joker !

– un artbook
Joker (bis) !

– une série pour laquelle tu es content(e) d’avoir insisté malgré une première impression plutôt mitigée, voire négative

Doubt de Yoshiki Tonogai. C'est surtout le style qui m'a rebutée mais je suis restée jusqu'au bout à cause de l'intrigue.

– une série dont tu as abandonné la lecture
 Naruto de Masashi Kishimoto.

Voilà, voilà. Sans doute un des articles les plus longs de ce blog :)

Pour la suite, je n'ai personne de particulier à désigner pour la suite de ce tag, pour le moment. Je prends le temps d'y réfléchir et je te tiens au courant !

samedi 18 mai 2013

Celle que je suis - Vanyda


♫ Version audio de cet article ♫
 
Quatrième de couverture

Même si cette année, Valentine n'a aucune copine dans sa classe, elle sait où retrouver les bons amis dont elle partage les centres d'intérêt : au club manga, au hip-hop...Mais si, en plus, cette année, elle retrouvait d'anciennes connaissances ?


Que dire ?

Ce troisième tome prend un tournant intéressant. Bien des choses vont venir alimenter cette année scolaire : le retour de quelques personnages (dont Julie qui va permettre de recréer des liens entre Émilie et Valentine), de nouvelles activités mais aussi de nouveau problèmes. Yamina s'éloigne à cause de son petit ami, des réformes scolaires menacent le fonctionnement de l'établissement, etc...

Après une nuit passée avec un inconnu, Valentine semble être mue d'une force et d'une volonté de vivre nouvelles. La première scène nous la présente en train de réorganiser sa chambre, signe d'un profond changement dans l'état d'esprit de la jeune fille. Son look change encore car elle laisse toujours ses cheveux pousser, elle porte plus souvent des vêtements qui lui vont bien, sans superflu.
Et les choses ne vont pas s'arrêter là ! Valentine s'impose et râle. Elle qui ne s'est jamais ouvertement plaint de quoi que ce soit, la voilà qui exprime son mécontentement de se voir abandonnée par Yamina. La jeune fille au panda montre franchement son envie de prendre les décisions, de choisir plutôt que de subir. Elle finit par servir d'exemple à une camarade de classe, elle aussi en manque de confiance en elle.

Du point de vue sentimental, Valentine n'a pas de quoi s'ennuyer non plus. Entre Félix qui est de nouveau célibataire et un soupirant un peu collant, Valentine finit par trouver une relation fusionnelle auprès d'un ancien camarade de classe. Avec lui, elle va revenir sur ses années de collège et découvrir des qualités qu'elle ne pensait pas avoir. Elle trouve une oreille attentive, une personne qui l'aime pour ce qu'elle est et qui prend plaisir à la voir s'épanouir. Il y a certes quelques moments difficiles mais sans grave conséquence.
Le fait que Félix soit si vite évincé par le nouveau me conforte dans l'idée qu'il s'agissait plus d'une amourette mise en scène pour souligner l'évolution de Valentine qui finit par lâcher-prise le concernant.

Comme je l'ai mentionné plus tôt, Émilie revient dans le groupe. Elle quitte peu à peu son rôle de grande fille qu'elle a endossé à son arrivée au lycée. Elle retourne aux sources, auprès de ses anciennes amies, pour y retrouver une amitié simple et sincère, loin des comédies superficielles des filles de sa classe.

Ce tome (et la trilogie) se finit sur une note légère, un futur prometteur. Valentine se débarrasse de ses derniers démons, de ses derniers souvenirs désagréables.


En résumé...

Ai-je besoin de dire que c'est, une fois encore, un coup de foudre ? J'espère que non, je n'aime pas me répéter ;) Je conseille cette BD à celles et ceux qui aiment les histoires simples, sincères et un style épuré. Le noir et blanc pourrait rebuter certains mais je trouve qu'ici, c'est très bien géré. 
Je sais que certains trouveront cette BD ennuyeuse car elle raconte un quotidien connu de beaucoup de gens. C'est une histoire façon "tranches de vie", je trouve. Mais c'est justement cette proximité avec la réalité qui m'a plu, surtout que je me vois parfois dans le personnage de Valentine. Celleux qui apprécieront cette BD seront sans doute celleux qui, comme moi, se reconnaitront.
Je fais une petite parenthèse sur les couvertures de la trilogie qui résument très bien l'ambiance générale. Tout d'abord allongée par terre sur le tome 1, Valentine semble démunie, un peu perdue, à l'écart de ses amies. Sur le tome 2, elle est assise sur un banc et tourne le dos aux autres personnages représentés. Elle a encore l'air perdue mais le passage de la position couchée à assise est déjà la preuve d'une évolution. Le tome 3 la montre debout, souriante et tenant la main d'un garçon dont on ne voit pas le visage.
Chaque couverture comporte des couleurs différentes : rose pour la première (aspect enfantin), violet pour la deuxième et couleurs plus vivantes pour le troisième. En somme, j'aime ces BDs aussi bien pour l'intérieur que l'extérieur :)


Une page


(Petite parenthèse)

Je souhaite faire une remarque sur la version couleur de la BD. Je trouve cette décision dommage. J'ai déjà pu avoir un aperçu du résultat et il est franchement bon. Ce n'est pas la couleur en soit que je trouve dommage, ce sont les conséquences.

Déjà parce que la trilogie est éclatée en six tomes, au lieu de trois. La trilogie coupe la vie de Valentine selon le rythme scolaire, ce que je trouvais être une bonne idée puisque nous la voyons le plus souvent au collège ou au lycée. C'est ce qui rythme sa vie, je trouvais normal que cela rythme la BD également. Cette division doit être sans doute une décision commerciale. La couleur rend les BDs plus chères, évidemment :/ (ex : le tome 1 en couleur est à peine moins cher que le tome 1 en noir et blanc, alors qu'il représente à peu près la moitié du contenu de ce dernier).

Ensuite, la BD a été renommée. Des trois titres détaillants les trois étapes de l'évolution du personnage, on se retrouve avec "Valentine, tome X". Mouais, je trouve que cela a moins d'intérêt, la BD est complètement recentrée sur Valentine. Certes, elle est le personnage principal mais je trouve que les titres de la trilogie s'appliquent à d'autres personnages (Gaëlle par exemple). Changer de titre efface ces personnages mais aussi cache l'essence de l'histoire (l'évolution d'une jeune fille en recherche d'identité, une fille qui apprend à se connaitre). Je me doute que c'est une volonté de séparer couleurs et noir/blanc. Je rappelle que je ne critique pas cette décision, juste les conséquences.

Enfin, je trouve que la couleur, aussi bonne soit-elle, fait perdre à la BD tout son charme premier. L'aspect noir et blanc est ce qui me plait le plus, je trouve qu'il se suffit à lui-même. Toute sa force réside dans sa capacité à rendre le récit vivant malgré la difficulté du manque de couleur. De plus, cela fait penser à un manga, une des passion des personnages.

Bref, je trouve ça dommage. Même si je ne manquerais pas de m'intéresser à la version couleur, je pense que j'aurais toujours une préférence pour le noir/blanc.